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2020

2020, année étrange et éprouvante, mais aussi féconde à bien des égards pour la FED « Histoire et archéologie maritimes ». Qu’on en juge par les quelques faits que voici.
Parmi nos chercheurs, Arnaud Cazenave de la Roche a publié sa thèse sur l’épave de la Mortella III, Florence Prudhomme a obtenu pour la sienne sur le chevalier de l’Espine le tout nouveau prix d’histoire de la société des Sons of the American Revolution et Alexandre Jubelin vient d’être quant à lui le lauréat du prix de thèse amiral Daveluy pour son travail sur l’abordage aux XVIe et XVIIe siècles. Ces jours derniers, Pierre Le Bot a déposé son doctorat qui doit être soutenu début janvier sur la première marine de Louis XV et Isabelle Knab-Delumeau prépare la publication du sien aux SUP sur la cartographie française au XIXe siècle.
Deux numéros de revue sont parus, préparés dans le cadre de la FED :
- Olivier Chaline et Richard Harding (dir.), « L’Angleterre vue de la mer au temps de la voile, XVIe-XIXe siècles », Histoire, Economie & Société, 1.2020.
- Olivier Chaline, Patrick Boureille et Tristan Lecoq (dir.), « Sortir de la guerre sur mer », Revue d’histoire maritime, 28, 2020.
Ajoutons à cela la publication – entre les deux confinements - des actes du colloque « La Fayette, nous voilà » organisé conjointement par notre université (avec la FED) et la Société des Cincinnati de France en novembre 2017 et paru aux SUP sous le titre L’engagement américain en France 1917-1918, Olivier Chaline et Olivier Forcade (dir.). Les questions navales y occupent une place importante grâce aux contributions de Dennis Conrad, Paul G. Halpern, John B. Hattendorf et Tristan Lecoq.
Nos coopérations internationales se développent, en particulier avec notre homologue génois qu’est le Laboratorio di Storia Marittima e Navale (NavLab) de l’Université de Gênes que dirige notre ami Luca Lo Basso. Après la journée de l’automne dernier sur « le navire en Méditerranée occidentale au XVIe siècle », organisé avec lui et avec Max Guérout, d’autres actions communes sont en préparation. Actuellement à Singapour, Éric Frécon noue des contacts nouveaux avec différents partenaires, universitaires et maritimes, d’Asie du Sud-Est sur les enjeux de géopolitique maritime actuelle à l’heure de l’expansion navale chinoise.
Mais le changement le plus significatif, appelé de nos vœux depuis plusieurs années, est le démarrage cette année, malgré toutes les difficultés sanitaires, de l’Institut de la mer de l’Alliance Sorbonne Université. J’ai la chance d’en être directeur-adjoint. C’est une passionnante aventure d’interdisciplinarité qui commence avec nos collègues scientifiques. Le symposium de préfiguration organisé en octobre dernier à Jussieu, avec presque 200 participants de Sorbonne Université et du Museum d’histoire naturelle avait permis de prendre la mesure de l’ampleur des attentes dans une communauté scientifique en train de se constituer et de réaliser quelle force est la sienne. Pour nous FED qui formons le lien depuis bientôt dix ans entre l’université et l’Ecole Navale, c’est une nouvelle étape de notre action, puisque l’Ecole Navale devient membre fondateur de cet Institut dont on trouvera une courte présentation sur notre site. C’est la promesse de fructueuses collaborations intellectuelles vraiment transversales autour de cet objet d’étude qui nous rassemble, la mer.

Bon vent, bonne mer !

Olivier Chaline